Mouvement Lycéen : La France Dénonce une Campagne de "Désinformation" Iranienne

Mouvement Lycéen : La France Dénonce une Campagne de "Désinformation" Iranienne
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Le ton monte entre Paris et Téhéran... au sujet du mouvement lycéen. Le ministère des Affaires étrangères a convoqué, mercredi 7 octobre, Mohammad Amin-Nejad, l'ambassadeur d'Iran, "en réaction à la campagne de désinformation" que la France accuse les autorités iraniennes de mener au sujet des manifestations lycéennes et des blocus d'établissements scolaires.

Le gouvernement français a également tenu à faire savoir à Téhéran qu'il juge "infondée la convocation" la veille de Pierre Cochard, l'ambassadeur de France en Iran. Les autorités iraniennes avaient annoncé avoir demandé à la France, par l'intermédiaire de son représentant à Téhéran, "d'ouvrir une enquête sur les rapports d'usage excessif de la force" par la police contre les lycéens. L'Iran affirmait aussi vouloir rappeler à Paris le "droit de manifester en paix" des protestataires.

Des responsables iraniens avaient également critiqué le gouvernement français sur X. Ainsi, Esmaïl Baghaï, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l'Iran, a posté mardi un long message en français sur le réseau social, dénonçant la réaction des autorités françaises face au mouvement lycéen.

Une Habitude Iranienne

D'autres comptes officiels, comme celui de l'ambassadeur iranien au Ghana, ont publié des "breaking news" au sujet de prétendues disparitions de manifestants en France. Avant de préciser un peu plus tard dans un autre message qu'il s'agissait d'une "satire".

Des réactions qui peuvent surprendre venant d'un pays accusé par l'ONU d'avoir réprimé dans le sang en janvier un mouvement de protestation débuté à la toute fin de 2025.

Mais ce n'est pas la première fois que les autorités iraniennes s'intéressent de très près à des mouvements sociaux en France – ou plus largement dans un pays occidental. Les médias iraniens et les autorités avaient largement couvert et commenté le mouvement des Gilets jaunes entre fin 2018 et début 2019. Idem pour les manifestations contre la réforme des retraites.

Téhéran a aussi dénoncé les violences policières aux États-Unis au plus fort du mouvement "Black Lives Matter". L'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien tué par une frappe américano-israélienne en février, avait alors critiqué la "répression violente" par la police des manifestations à Ferguson en 2014 après la mort de Michael Brown, un jeune Afro-Américain abattu par un policier.